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Analyse et adoption du Projet de loi portant Fixation du Budget Général de la République du Burundi pour l’exercice 2018-2019.

Publié mardi 26 juin 2018
parChristine Nahimana
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Les ressources générales du Budget de l’Etat pour la gestion 2018-2019 sont évaluées à 1.237.125.399.430 contre les dépenses estimées à 1.400.674.793.623 pour la même période. C’est ce qu’a déclaré lundi 25 juin 2018 le Ministre des Finances, du Budget et de la Coopération au Développement Economique, le Docteur Domitien NDIHOKUBWAYO au cours de la séance plénière consacrée à l’analyse et adoption du Projet de loi portant Fixation du Budget Général de la République du Burundi pour l’exercice 2018-2019, un projet de loi qui a été adopté à l’unanimité.

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Le Ministre des Finances, du Budget et de la Coopération au Développement Economique présentant le budget

L’Envoyé du Gouvernement a aussi précisé que le but ultime de ce projet de budget est de se conformer à la nouvelle Constitution en vue d’éviter l’exécution d’un budget initial de 2018 qui serait jugé inconstitutionnel en ce qui concerne l’exercice budgétaire.

Au moment de l’exécution du budget 2018-2019, a-t-il détaillé, les services techniques du Ministère ayant les finances en charge observeront : (i) le rythme d’exécution du budget, (ii) les performances de l’Office Burundais des Recettes, (iii) la modification de certains textes en matière de politique fiscale d’une part ; et d’autre part, avec le remaniement ministériel intervenu en date du 19 avril 2018, plusieurs Ministères vont changer leurs organigramme en vue de se conformer à la structure administrative actuelle.

Sur base de ces éléments, a-t-il encore commenté, il sera opéré une révision budgétaire au mois de décembre 2018 afin d’intégrer ces éléments dans la loi de finances 2018/2019.

Enfin, a-t-il conclut, le premier semestre de l’année 2018 sera traité comme un exercice budgétaire exceptionnel.

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Les Honorables Députés votant à main lévée

Le Ministère de Développement Communal avait le droit de recruter, a fait observer la Commission des Comptes Publics, des Finances, des Affaires Economiques et de la Planification qui a été saisie au fond. Pour le moment, ce ministère n’existe plus dans la nouvelle nomenclature des ministères, s’est-elle inquiétée en nuançant que la rubrique « Développement local » est actuellement logée au Ministère de l’Intérieur, de la Formation Patriotique et du Développement Local. Et de demander si ce dernier continuera à jouir du privilège de recruter au cours du budget général pour l’exercice 2018/2019.

Tout en répondant par l’affirmative, le Docteur Domitien NDIHOKUBWAYO a clarifié qu’il s’agissait de recruter un Ingénieur en génie civil par commune pour appuyer la préparation des dossiers techniques des Communes. Actuellement, a-t-il renchéri, ce processus a été achevé et le personnel exerce son métier. Avec le budget 2018/2019, a-t-il tranquillisé, cet article reste car le personnel recruté sera payé au cours de cet exercice budgétaire.

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Vue de Profil des Honorables Députés

L’article 66 a refait face au cours de la plénière. Les Représentants du peuple n’en reviennent pas toujours. Comment le Gouvernement perçoit-il des fonds qui ne correspondent à aucune ligne budgétaire ?, ont-ils questionné.

Le Membre du Gouvernement a été on ne peut plus franc. Il s’agit d’une erreur au niveau de l’écriture des articles.

La plénière est revenue sur une ligne budgétaire enregistrée mais non approvisionnée et relative aux indemnités kilométriques des agents de la Cour des Comptes.

Le Ministre des Finances, du Budget et de la Coopération au Développement Economique a avoué être au courant de ce cas. Seulement, il a nuancé que cette situation se manifeste aussi ailleurs comme aux ministères ayant en charge les Finances et la Bonne Gouvernance. « Qui a droit ou non à l’avantage de l’indemnité kilométrique » ?, voilà la question. Néanmoins, il a précisé qu’une partie du personnel de cette Institution jouit déjà de ce privilège.

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Les Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale votant à main levée

Les Députés ont également insisté sur les subventions de 500 millions due recevaient chaque année les communes. L’exercice budgétaire exceptionnel arrive à son terme alors que les fonds n’étaient pas encore décaissés, ont-ils annoncé avant d’interroger si ces entités administratives vont bénéficier d’un cumul au cours du budget général pour l’exercice 2018/2019.

Impossible !, a été catégorique le Membre du Gouvernement qui a quand même reconnu que l’Etat sera en mesure de faire face aux engagements quant aux projets qui sont déjà en cours d’exécution.

La plénière a aussi plaidé pour l’entreprise SETEMU. Le Docteur Domitien NDIHOKUBWAYO a déclaré que les fonds pour l’achat des pompes ont déjà été débloqués. La balle se trouve au niveau du ministère technique, a-t-il confié.

 
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