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Analyse et adoption du Projet de loi portant Ratification par la République du Burundi de l’Accord de Don N˚3200-BI entre la République du Burundi et l’Association Internationale de Développement (IDA) relatif au Financement du Projet d’Amélioration des Apprentissages en début de scolarité, signé le 18 juin 2018.

Publié vendredi 14 septembre 2018
parChristine Nahimana
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40 millions de Dollars américains, c’est l’équivalent d’un don d’une durée de cinq ans que le Burundi a bénéficié, au cours du mois de juin 2018, du financement du Groupe de la Banque mondiale pour appuyer la réforme de l’enseignement fondamental que le Ministère de l’Éducation, de la Formation technique et professionnelle met en œuvre depuis l’année scolaire 2013-14, si on en croit les propos de la Patronne de cette Institution gouvernementale.

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Vue de Profil des Honorables Députés pendant la plénière votant à main levée

Madame Janvière NDIRAHISHA expliquait en effet le 13 septembre 2018 l’exposé des motifs du Projet de loi portant Ratification par la République du Burundi de l’Accord de Don N˚3200-BI entre la République du Burundi et l’Association Internationale de Développement (IDA) relatif au Financement du Projet d’Amélioration des Apprentissages en début de scolarité, signé le 18 juin 2018. Ce Projet de loi a été voté à l’unanimité des Députés présents à l’Hémicycle de Kigobe. Deux conditions, a insisté le Membre du Gouvernement, sont exigées pour la mise en œuvre du projet. Et d’énumérer la mise sur pied d’un Comité de pilotage et d’un Comité technique de gestion du projet ; ainsi que l’élaboration d’un manuel de procédures.

Le financement de ce projet tiendra-t-il compte de la réforme des deux premiers cycles de l’enseignement fondamental tant public que privé ?, a interrogé la Commission de l’Education, de la Jeunesse, des Loisirs, de la Culture et de la Communication qui a été saisie au fond.

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Les Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale pendant la plénière

Le montage de ce projet, a répondu l’Envoyée du Gouvernement, tient compte de l’enseignement dans le secteur public que privée. La moitié du financement, a-t-elle poursuivi, est orientée vers la révision des programmes d’enseignement dans les deux cycles, la mise à disposition des manuels scolaires et autres outils didactiques, la formation de tous les enseignants de ces niveaux et leurs responsables scolaires.

A ce titre, a-t-elle précisé, les manuels sont distribués dans les écoles publiques et privées, pour les formations, c’est la même chose. Et de rappeler que les écoles privées qui organisent l’enseignement primaire ne sont pas nombreuses, ce qui facilite leur prise en compte dans la planification.

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Le Ministre de l’Education, de la Formation technique et professionnelle présentant son exposée des motifs

Au sujet de l’inquiétude des Députés qui doutent des disparités en matière d’enseignement dans les secteurs public et privé, alors que les épreuves sont les mêmes dans les classes à test, le Représentant du Gouvernement a rassuré que, avant de préparer les examens, les techniciens visitent les rapports qui sanctionnent l’état d’avancement de telle ou telle autre matière.

Le Docteur Janvière NDIRAHISHA a par ailleurs levé l’équivoque des Députés qui n’arrivent pas à nuancer ce qui prime entre les écoles techniques et celles des métiers. Cependant, a-t-elle averti, ce sont ces dernières qui requièrent beaucoup d’implications de la part du Gouvernement. Ce sont celles-là mêmes qui casent en plus grand nombre les lauréats de l’ECOFO. D’autre part elle a sollicité l’appui des Parlementaires pour contrecarrer le vol à grande échelle des manuels scolaires. D’aucuns n’ignorent le défi de manque de manuels presque généralisé dans les écoles fondamentales. Cette situation pique au vif le ministère de tutelle qui a pourtant servi tout le monde. Ce qui est encore plus fâcheux, a-t-elle confié, c’est que ces manuels se retrouvent au marché. La police mène bien sûr des enquêtes, a-t-elle reconnu avant de déplorer que l’emprisonnement de ceux qui ont trempé dans ce vol ne dure qu’un laps de temps.

 
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