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Analyse et adoption du Projet de loi régissant le Marché des Capitaux.

Publié samedi 13 octobre 2018
parChristine Nahimana
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D’une part, le Marché des Capitaux permet le contact direct entre les agents économiques à besoin de financement et les agents à capacité de financement ; et d’autre part, le Marché de Capitaux remplit la fonction de transfert de pouvoir d’achat actuel, sous forme monétaire, des entreprises qui ont un surplus de fonds à celles qui en ont besoin, en espérant un remboursement avec intérêts à l’avenir. Telles sont les quelques avantages avancés, mercredi 03 octobre 2018, dans son exposé de motifs, par le Ministre des Finances, du Budget et de la Privatisation, pour convaincre les Députés à adopter le Projet de loi régissant le Marché des Capitaux.

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Le Ministre des Finances, du Budget et de la Privatisation présentant son exposée des motifs

Voté à l’unanimité des Députés présents, force a été quand même de constater que les Représentants du peuple avaient des doutes, ce que le Ministre Domitien NDIHOKUBWAYO comprend très bien. Le Marché de Capitaux est un chemin droit qui mène au développement, a convaincu le Membre du Gouvernement les Députés qui s’inquiètent pour le pays qui risque plus tôt de s’enfoncer dans le surendettement. Et de démontrer que le Burundi n’est pas si pauvre que ça puisqu’il dispose des banques commerciales, des institutions de Micro Finance, des établissements financiers, des compagnies d’assurance et des fonds de retraite.

N’y aurait-il pas un agenda caché derrière ce phénomène de Marché des Capitaux qui revêt un caractère de mondialisation ?, a interrogé un Député qui a aussi demandé s’il est temps que le Burundi se lance à ce secteur.

Il n’y a rien qui se cache à ce système de Marché de Capitaux, a rassuré l’Envoyé du Gouvernement qui a, à son tour voulu savoir quand le rendez-vous sera fixé pour le Burundi d’adhérer au Marché des Capitaux. Tout en reconnaissant qu’un nouveau travail est parsemé d’embûches, il a aussi usé de métaphore pour tranquilliser.

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Les Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale votant à main lévée pendant la plénière

Si les semences se trouvent dans une cruche, elles ne changent pas. Mais si elles sont mises en terre, elles produisent beaucoup. Si le sol est fertile, la récolte sera encore abondante, a-t-il illustré.

Quel est le modèle d’un pays où cette pratique de Marché de Capitaux a été un succès ?, s’est enquise la plénière.

Au sein de la Communauté Est Africaine, a confié le Docteur Domitien NDIHOKUBWAYO, seuls le Burundi et le Sud Soudan n’ont pas encore instauré ce système. Du moment qu’aucune grogne n’est enregistré dans les autres pays où cette pratique est de mise, c’est qu’elle fonctionne bien.

A propos de l’opinion qui a plaidé pour le secteur privé en sollicitant le Gouvernement de l’appuyer au moyen de garantie souveraine, le Ministre des Finances, du Budget et de la Privatisation a rejeté cette alternative. Souvent, a-t-il commenté, ceux qui empreinte cette voie n’ont ni projets en vue ni de fonds pour démarrer une activité quelconque. Ce sont des éloquents qui cachent leur escroquerie, a-t-il avoué en déclarant qu’on ne peut pas engager le pays pour ce genre de personnes qui ne sont pas stables, puisqu’elles voyagent de pays en pays.

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Vue de Profil des Honorables Députés votant à main lévée

Le Représentant du Gouvernement a bien noté la recommandation de la plénière, recommandation allant dans le sens de mener une sensibilisation. Mais, a-t-il averti, les premiers à faire leur le Projet de loi sont justement les Parlementaires !

 
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