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Analyse et adoption du Projet de loi portant Production, Contrôle, Diffusion et Utilisation des Semences et des Embryons d’Origine Animale.

Publié mercredi 20 février 2019
parChristine Nahimana
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Mardi 19 février 2019, les Députés ont analysé et adopté à l’unanimité le Projet de loi portant Production, Contrôle, Diffusion et Utilisation des Semences et des Embryons d’Origine Animale.

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Les Honorables Députés votant à main levée

Le Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, a confié, dans son exposé de motifs le Patron de cette Instituton, a mis en place un plan national d’investissement agricole (PNIA) dans lequel il est projeté par l’intensification des productions agricoles, animales et halieutiques grâce à l’insémination artificielle. Il a également tracé la politique nationale d’élevage qui oriente le développement de ce secteur notamment l’augmentation des productions animales par l’amélioration génétique du cheptel, a poursuivi le Docteur Déo-Guide RUREMA.

Après avoir constaté que la race locale était jugée peu productive, a-t-il encore expliqué, l’amélioration génétique du cheptel bovin a été entreprise depuis les années 1980 avec comme objectif l’augmentation de la production du lait. C’est dans ce cadre, a-t-il ajouté, qu’il a été introduit différentes races pour améliorer la production du lait. Et d’énumérer Frisonne, Brune des Alpes, Holstein, Montbéliarde, Ayshire et Jersey. Aussi, des semences bovines pour l’insémination artificielle ont-elles été importées dans le cadre du Projet Insémination Artificielle qui a surtout mené ses interventions auprès des éleveurs ruraux et périurbains de la capitale de Bujumbura.

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Le Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage présentant son exposé de motifs

Depuis 1996, a-t-il aussi rappelé, le Centre national d’insémination artificielle a succédé au Projet insémination artificielle (PIA) et coordonne les activités d’insémination artificielle (I.A.) sur le plan national et développe la production de semences bovines pour l’insémination artificielle depuis 2016.

Dès les années 2000, a-t-il ajouté, en plus de l’amélioration génétique par l’insémination artificielle, le Gouvernement du Burundi a mis en œuvre la politique du repeuplement du cheptel qui a permis la mise à la disposition de la population des animaux à haut potentiel laitier. Même si ces activités de production, de contrôle, de diffusion de semences animales et d’insémination artificielle sont menées dans le pays, il n’existe pas de cadre légal qui les régit, a-t-il déploré avant de démontrer que le présent projet vient donc combler les lacunes en matière de législation dans la production, la diffusion et l’utilisation des semences et des embryons d’origine animale de qualité pour se conformer aux normes et standards internationaux et protéger le cheptel national.

Parmi les interrogations soulevées par la commission permanente de l’agriculture, de l’élevage de l’environnement, du développement communal et des travaux publics saisie au fond pour analyse de ce projet de loi, c’est notamment les grognes des éleveurs relatives au taux de réussite anormalement bas de l’insémination artificielle et de la stérilité consécutive à cette pratique pour les vaches dont la technique a échoué.

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Les Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale votant à main levée

Pour l’Envoyé du Gouvernement, les soucis des éleveurs sur le taux de réussite bas sont très compréhensibles dans la mesure où la technique d’IA a des exigences incontournables que l’éleveur ne maîtrise pas comme avoir une vache bien nourrie et en bonne santé et avoir des semences de bonne qualité fécondante. Par ailleurs, le plus des cas de stérilités dont parlent les éleveurs s’observent chez les vaches synchronisées.

Le projet est précoce a encore jugé la plénière qui a démontré qu’il sera opérationnel alors que tout arsenal n’est pas encore prêt. A titre indicatif, il fallait un effectif précis de techniciens par commune et un médecin vétérinaire par province, ce qui n’est pas le cas.

Tout en reconnaissant l’inquiétude de la plénière liée à cette nouvelle méthode, le Ministre Déo Guide RUREMA a plutôt tranquillisé. L’origine des échecs enregistrés dans le passé a été identifiée. La restructuration des DPAE (Direction provinciale de l’agriculture et de l’élevage) en BPEAE (Bureau provincial de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage) vise la performance. En outre, le Gouvernement qui est conscient du manque de médecins vétérinaires a déjà budgétisé la formation de dix médecins vétérinaires par an dans des pays africains. La race locale qui fournit la viande de bonne qualité sera aussi entretenue.

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Vue de profil des Honorables pendant la plénière

La plénière a aussi soulevé le cas des administratifs trop zélés qui infligent des amendes au petit peuple en justifiant leur action par la promulgation de la loi relative à la stabulation permanente. Le Président de l’Assemblée Nationale a exhorté l’Invité du jour à collaborer avec l’administration dans le but de mener une sensibilisation à propos de cette loi dont la mise en vigueur n’est pas encore effective.

 
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