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Célébration de la journée Internationale de la femme en province de Ruyigi.

Publié mercredi 13 mars 2019
parChristine Nahimana
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Dimanche 10 mars 2019, les femmes de la province de Ruyigi ont célébré localement la journée internationale de la femme autour du Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale élu dans cette circonscription. L’Honorable Jocky Chantal NKURUNZIZA a effectué dans ce cadre une série d’activités.

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Le Deuxième Vice Président de l’Assemblée Nationale visitant les malades de l’Hôpital Rma de Ruyigi à l’occasion de la célébration de la journée Internationale de la femme en province de Ruyigi

Elle a d’abord lancé un coup d’envoi du match de netball qui a opposé deux clubs du chef-lieu de Ruyigi, à savoir Intwari et Umuco.

Elle a ensuite visité les malades de l’Hôpital Rema où elle s’était munie d’une aide composée de vivres et non vivres. Au total, 57 malades alités ont reçu chacun 5Kg de riz et 5 savons de lessive.

Au terme de cette visite, le Médecin Directeur de l’Hôpital a dressé quelques défis auxquels fait face cet établissement hospitalier qui est pourtant équipé du matériel des plus modernes. Le Docteur Léopold NDIKURIYO a surtout déploré le manque du personnel soignant. A titre exemplatif, a-t-il illustré, il n’y a pas de médecin chirurgien à cet hôpital qui fait recours à un spécialiste affecté à l’Hôpital de Gisuru. Les infirmiers sont aussi contraints de prester simultanément dans deux services différents de pédiatrie et de chirurgie. Le service de néonatologie n’est pas non plus fonctionnel alors que tout le matériel est là.

Par ailleurs, le Directeur de l’Hôpital REMA a exprimé le souhait d’avoir une ambulance qui constitue un blocage lors de l’évaluation services qualité. Le véhicule qui sert à réquisitionner les médicaments est également vétuste, a-t-il encore déploré avant de solliciter le contrat à la Fonction publique pour le personnel soignant.

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Le Deuxième Vice Président de l’Assemblée Nationale s’adressant à la population présente

Pour toute réponse, l’Honorable Jocky Chantal NKURUNZIZA a promis d’acheminer ces doléances aux organes habiletés. Les cérémonies proprement dites se sont déroulées à la cour intérieure du Bureau Communal de Ruyigi. Le Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale a invité tout un chacun à se souhaiter une bonne fête, en expliquant que même pour quelqu’un qui n’est pas de sexe féminin, cette fête le concerne quand même, puisqu’il a une femme, une mère, une sœur ou une tante. Revenant sur le thème de l’année libellé en ces termes : « La femme au centre des programmes innovants de protection sociale », l’Honorable Jocky Chantal NKURUNZIZA a posé une série de questionnement. Pourquoi la placer au centre ? Où se trouvait-elle auparavant pour pouvoir se situer ? Qui va la mettre à cet endroit ? Il existe beaucoup de programmes innovants auxquels la femme participe, a-t-elle reconnu en doutant cependant que la femme n’y ait pas mis les deux pieds. Les femmes composent presque 53% de la population burundaise. Si elles étaient associées tout azimut à tous les programmes de développement, leur contribution serait remarquable. Le feed-back de cette contribution serait bénéfique dans leurs ménages respectifs. Par contre, si la femme trébuchait, le développement du pays serait au ralenti. D’autre part, la femme doit être conscientisée qu’elle jouit des mêmes droits que l’homme. Les deux catégories de gens ont les mêmes opportunités.

Seulement, il reste aux femmes de démontrer ce dont elles sont capables. Elles sont aussi appelées à renforcer leurs capacités pour maximaliser ces chances. Les performances de la femme seraient matérialisées par ses investigations ou par ses initiatives opérées dans son voisinage ou par sa participation effective aux travaux de développement communautaire. Si la femme se démarque dans de petites affaires, nul doute que de hautes fonctions lui seront aussi confiées. Les femmes sont par ailleurs appelées à œuvrer en synergies. Les associations sont démodées. Ce sont plutôt les coopératives qui sont à la page car elles favorisent la productivité. D’aucuns savent que la femme est le pilier de la famille. Si ce pilier ne tient pas bon, c’est tout le ménage qui va s’écrouler à coup sûr ; alors que c’est le contraire qui est prôné. Cependant, a-t-elle nuancé, tout serait nul et non avenu si la paix et la sécurité n’étaient pas garanties. Si jamais elles étaient perturbées, ce sont les femmes qui seraient les premières victimes. La communication devrait être de mise en matière de sécurité, a-t-elle imploré, en expliquant que dans le cas contraire ces programmes n’auraient aucune raison d’être. Les femmes doivent être toujours sur le qui-vive. Comme elles forment la majorité de la population, les informations qu’elles recueilleraient seraient aussi riches que diversifiées, et partant, elles préviendraient beaucoup de dégâts.

Par ailleurs les femmes ont une grande part dans l’édification de la colline, de la commune et de la province. Si une autorité lance un appel pour les travaux de développement communautaire, les femmes sont invitées à y participer.

Elle a loué les efforts du comité d’organisation de la fête qui l’a rapprochée de celle célébrée au niveau international. De ce fait Ruyigi a été placé première des provinces ayant organisées localement cette cérémonie.

Les cérémonies ont été clôturées par le partage d’un verre d’amitié.

 
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