Assemblée Nationale du Burundi

 

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Ouverture solennelle de 140ème Assemblée de l’Union Interparlementaire

Publié dimanche 7 avril 2019
parNikiza Providence
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C’est samedi le 6 avril qu’a eu lieu les cérémonies d’ouverture solennelle de la 140ème Assemblée de l’Union interparlementaire qui se tient à Doha la capitale de Qatar .Ces dernières ont vu la participation des hautes personnalités de Qatar dont l’EMIR du Qatar.

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Le Président de l’Assemblée Nationale s’exprimant devant l’auguste assemblée

Le Thème du Débat général étant : « Les Parlements, vecteurs de renforcement de l’éducation pour la paix, la sécurité et l’état de droit. » les chefs des délégations des pays représentés dans cette Assemblée ont tour à tour présenté la situation de leurs pays respectifs par rapport à ce thème. C’est ainsi que le Président de la Chambre Basse du Parlement a lui aussi brossé la situation telle qu’elle est en expliquant l’étape déjà franchie par le parlement burundais en collaboration avec le gouvernement en matière de la promotion de l’éducation, c’était le dimanche le 7 avril 2019. Abordant dans le même contexte, le Président de l’Assemblée Nationale a fait savoir que la délégation burundaise salue le choix du thème du débat général de la 140ème session de l’UIP car, ce thème contribue à la réponse réservée à la détérioration de la situation de la paix dans le monde ces dernières années, malgré les efforts de la Communauté Internationale pour mettre en place des institutions et des mécanismes de prévention et de règlement des conflits.

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Vue partielle des participants à l’ouverture de la 140ème assemblée de l’UIP

Étant le moteur de toute société viable, l’éducation doit contrer les discours de haine et promouvoir les valeurs de paix, de liberté, d’égalité, de dignité humaine, de démocratie, des droits de l’homme et de responsabilité civique a signifié le Numéro deux burundais avant d’expliquer que l’éducation est un droit de tout être humain, doit être accessible pour tous, notamment les enfants, les jeunes, les filles et les femmes. C’est pour cette raison que le Parlement burundais a adopté une loi qui institue une école fondamentale garantissant une éducation générale de base d’au moins neuf années. En plus de cette loi, la politique de gratuité de l’éducation au niveau de l’Ecole Fondamentale, pratiquée depuis 2005, a permis une augmentation sensible du taux de scolarisation s’est –t-il réjoui. Le Président de la Chambre Basse du Parlement a aussi a aussi parlé de la construction des infrastructures scolaires dans le même contexte de promouvoir l’éducation. Ainsi a-t-il poursuivie le Parlement du Burundi s’associe à la population et aux administratifs dans la construction d’écoles. Il participe également à la sensibilisation des parents pour qu’ils envoient leurs enfants à l’école, en insistant sur les jeunes filles, premières victimes de grossesses précoces et non désirées. Il a fait savoir que ces grossesses constituent des motifs d’abandon de l’école. La part du Parlement est de sensibiliser et d’exercer un contrôle des programmes scolaires en veillant à ce que l’éducation civique ait une place de choix a confié le Très Honorable Pascal NYABENDA .Par ailleurs, étant donné que la femme a un grand rôle dans la construction d’une société paisible, la Constitution de la République du Burundi lui garantit un minimum de 30% de représentation dans les institutions dirigeantes et représentatives du pays.

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Vue d’ensemble des membres du bureau de l’UIP

La thématique de l’éducation à la paix est tellement préoccupante a révélé le Très Honorable Pascal NYABENDA tout en expliquant que le Burundi dispose d’un Ministère des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre. Ainsi a-t-il dit, ce ministère dispose d’un Département de la Promotion et la Protection des Droits de la Personne Humaine, de l’Education à la Paix et à la Réconciliation Nationale est chargé de mener des actions destinées à développer des attitudes humaines respectueuses des droits de l’homme, concevoir un programme d’éducation à la paix et à la réconciliation nationale et promouvoir la tolérance et la coexistence pacifique.

Poursuivant son allocution dans le même ordre d’idées, liées à la promotion et à la protection des droits de l’homme, le Président de l’Assemblée Nationale a fait savoir que suite à l’assassinat du Président Melchior NDADAYE en 1993, l’Office du Haut-Commissaire des Droits de l’Homme au Burundi (OHCDH-B), sur demande du Gouvernement du Burundi, a été intégré au sein de l’Office des Nations Unies au Burundi (ONUB). Les raisons de sa présence au Burundi étaient la guerre de 1994-2003, l’existence de prisonniers politiques à cette époque, une société civile non dynamique dans la défense de droits de l’homme et l’absence d’institutions de défense de ces droits.

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Vue de profil des participants

Aujourd’hui, a-t-il dit, le Burundi se trouve à un niveau de sécurité et de respect des droits de l’homme qui répond aux standards exigés. Ainsi, le contexte institutionnel dans la défense des droits de ‘homme a changé parce que, en plus des lois en vigueur, il s’est doté de mécanismes destinés à élever le degré du respect des droits de l’Homme, notamment l’Institution de l’Ombudsman, la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme au Burundi (CNIDH) et le Conseil National pour l’Unité Nationale et la Réconciliation, de l’Observatoire National pour la Prévention et l’éradication du Génocide, des Crimes de Guerre et des Crimes contre l’Humanité ainsi que de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR). C’est dans ce cadre que le mandat de l’Office du Haut-Commissariat des Droits de l’Homme au Burundi a pris fin le 28 février 2019. Il sied de signaler que la commission Vérité et Réconciliation rend compte de ses travaux à l’Assemblée Nationale et le Sénat réunis en Congrès, aussi bien à mi-parcours qu’à la fin de son mandat a-t-il renchéri. Il importe aussi de signaler que les députés et les Sénateurs font des tournées dans toutes les provinces et communes du pays pour sensibiliser la population sur la consolidation de la paix, le maintien de la sécurité, le respect des droits de l’homme et de l’Etat de droit ainsi que la réconciliation nationale. C’est ainsi que le Parlement de la République du Burundi renforce l’éducation à la culture de la paix et la consolidation de l’Etat de droit.

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Vue partielle de la délégation de Koweït et celle du Burundi en audience avec le Président de l’Assemblée Nationale du Burundi

Signalons qu’en marge de la 140ème Assemblée de l’Union Interparlementaire , le Président de la Chambre Basse du Parlement le Très Honorable Pascal NYABENDA, Chef de délégation Burundaise a rencontré plusieurs personnalités qui ont représentés leurs pays dans cette Assemblée. Il s’est donc entretenu avec ses Homologues de l’ Oman, celui du Koweït celui de la République Démocratique du Congo et celui de la République Centrafricaine. Le Président de l’Assemblée Nationale a aussi rencontré le Secrétaire Général de l’ union interparlementaire Martin Chungong .Au cours de ces audiences les entretiens étaient centrés sur les Relations de coopération avec les institutions représentées par ces personnalités de marque ainsi que le renforcement de la diplomatie parlementaire.

 
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