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Analyse et adoption du Projet de loi portant Modification de la Loi n˚1/26 du 30 Novembre 2009 portant Réorganisation et Promotion des Activités Physiques et Sportives au Burundi.

Publié jeudi 3 octobre 2019
parChristine Nahimana
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La mise en place d’un Fonds national pour le développement des activités physiques et sportives au Burundi, telle est l’une des innovations apportées au Projet de loi portant Modification de la Loi n˚1/26 du 30 novembre 2009 portant Réorganisation et Promotion des Activités Physiques et Sportives au Burundi, un Projet de loi qui a été analysé et voté mercredi 03 octobre 2019 à l’unanimité des Députés présents à l’hémicycle de Kigobe.

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Les Députés votent à l’unanimité.

Le Ministre des Sports et de la Culture, Madame Pélate NIYONKURU, réagissait aux doléances des Députés qui voulaient s’enquérir de la plus-value de ce nouveau projet de loi face aux nombreux problèmes que rencontrent les sportifs burundais actuellement. A titre exemplatif, ils ont cité le cas des boxeurs pris en otage au Gabon et d’autres qui n’ont pas pu participer dans des compétitions internationales.

Ce fonds, a rappelé l’Envoyée du Gouvernement, a existé et avait financé les Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996. Mais, a-t-elle déploré, suite à la crise que le pays a traversé, ce fonds a été transféré au Ministère en charge de la solidarité nationale. Il est alors grand temps, a-t-elle souhaité, de rapatrier ce fonds pour la réalisation des activités auxquelles il était destiné, conformément aux recommandations formulées par le Parlement le 5 novembre 2009.

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Le Ministre des Sports et de la Culture, madame Pélate NIYONKURU, pendant la plénière

Donner naissance à de nouveaux organes d’appui aux activités physiques et sportives, notamment l’Observatoire national des sports, le Conseil provincial des sports, le Conseil communal des sports, la Commission nationale du sport d’élite et de haut niveau et de détection des talents ainsi que l’Agence nationale antidopage telles sont les autres innovations contenues dans nouveau Projet de loi.

Des grognes dans les fédérations sportives, a rapporté une opinion qui juge que la fédération de football demeure l’enfant chéri.

Il existe 24 fédérations sportives agréées au Burundi, a analysé le Ministre Pélate NIYONKURU avant de préciser qu’elles sont contraintes de consommer un budget d’austérité équivalent à un million de francs burundais. D’autre part, a-t-elle renchéri, il est recommandé à ces fédérations de dresser leur plan d’action. Or, a-t-elle poursuivi, seule la fédération de football répond à cette injonction. D’où, a-t-elle déduit, cette fédération reçoit en bonne et due forme ce à qu’il a droit.

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Vue d’ensemble des Membres du Bureau présents à la séance et du Ministre des Sports et de la Culture.

Les pépinières de grands talents se cultivent dans les écoles, surtout à régime d’internat, a démontré un Député qui assiste malheureusement à la suppression progressive des écoles de ce genre. Par ailleurs, a complété son collègue, les établissements scolaires organisent des compétitions sportives au sein du ministère ayant l’éducation dans ses attributions. Quel est le lien entre ces deux ministères ?, ont-elles interrogé avant de s’enquérir de l’appréciation du ministère des sports et de la culture quant au manque de terrain de jeux pour ces ECOFO qui s’érigent ici et là.

En guise de réponse, Madame Pélate NIYONKURU a usé d’une métaphore. Le Gouvernement fonctionne comme un seul corps. Pa railleurs, a-t-elle ajouté, les institutions du Gouvernement collaborent étroitement. Chaque fois qu’il s’organise une compétition inter scolaire, la présence d’un technicien du ministère technique est requise. Tout en reconnaissant le manque d’infrastructure et équipement sportifs, le Ministre des Sports et Culture a révélé que dorénavant le service de l’urbanisme privilégiera les établissements scolaires et les structures de santé.

 
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