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Questions orales avec débat à l’endroit du Ministre des Affaires Etrangères

Publié jeudi 20 février 2020
parArlette Akimana
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Le ministre des Affaires Etrangères répondant aux questions des Députés

Mardi le 18 Février 2020, l’Assemblée Nationale a organisé une séance de questions orales avec débat à l’endroit du Ministre des Affaires Étrangères Ambassadeur Ezéchiel NIBIGIRA. Les grandes questions abordées concernent notamment les conditions de vie des burundais qui sont allés chercher du travail à l’étranger, les relations de coopération du Burundi avec certains pays, les conditions d’octroi des bourses à l’étranger des étudiants burundais, les relations avec les Ongs, etc.

Ainsi, répondant à la question des relations de coopérations entre le Burundi et le reste du monde, le ministre Ezéchiel NIBIGIRA a indiqué que le Burundi a des pays amis à travers le monde et entretient des relations de partenariat avec eux dans les domaines de la santé, l’éducation, l’agriculture et le commerce. C’est notamment la Belgique, l’Inde, la Chine, la Russie, le Maroc...Selon toujours le ministre Ezéchiel NIBIGIRA, le Burundi dispose de 29 ambassades à travers le monde. Mais il n’a pas manqué de parler des mauvaises relations entre le Burundi et le Rwanda, depuis 2015, le Rwanda multiplie des actes de provocation envers le Burundi, des attaques armées, mais le Burundi n’a jamais voulu lui rendre la monnaie de sa pièce, il préfère passer par la voie pacifique.

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Vue des membres du Bureau

A la question de savoir l’avis du Gouvernement par rapport aux départs clandestins des burundais à la recherche du travail à l’étranger et à la maltraitance dont ils sont victimes dans certains pays, le ministre des Affaires Etrangères a répondu que c’est une question qui préoccupe beaucoup le Gouvernement. En effet, a-t-il indiqué, la majorité des départs sont observés vers les pays arabes tels que l’Arabie Saoudite, l’Oman, Qatar...etc. La première étape du Gouvernement a été de chercher des relations de coopération avec ces pays, des visites ont été organisées vers ces pays et il en est résulté la mise en place d’une commission qui va étudier la mise en place des accords d’échange de la main d’oeuvre avec ces pays, officiellement. Il sera aussi crée prochainement une direction au sein du ministère qui sera chargée uniquement de cette question, ainsi, cette direction pourra suivre de près la vie de ces burundais. C’est aussi pour le cas des burundais qui font le commerce en Zambie, Mozambique et Afrique du Sud qui sont quelquefois maltraités et dépouillés de leurs biens. Le ministre Ezéchiel NIBIGIRA a aussi indiqué que la Guinée Equatoriale souhaite également des accords avec le Gouvernement du Burundi pour échanger la main d’oeuvre puisqu’elle en a fortement besoin.

Les Elus du Peuple ont aussi demandé la réaction du Gouvernement par rapport à la question des étudiants burundais qui bénéficient des bourses d’étude de l’Etat et qui, après leurs études, ne rentrent plus pour servir le pays, le ministre des Affaires Etrangères a répondu que c’est un comportement à décourager et que le Gouvernement a déjà donné des orientations pour y remédier.

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Vue des Honorables Députés

Le Président de l’Assemblée Nationale Très Honorable Pascal NYABENDA a demandé au ministre des Affaires Etrangères de prendre des dispositions afin de chercher des pays partenaires où le Burundi pourra exporter sa production agricole qui, selon le ministère en charge de l’agriculture, va tripler avec la création des coopératives Sangwe à travers tout le pays. Il y a aussi nécessité de certification des produits made in Burundi à exporter. Le ministère a indiqué qu’il est nécessaire d’approcher d’autres pays pour s’inspirer de leurs expériences dans la conservation de la production et la mise en place des industries de transformation.

Une autre question qui a retenu l’attention concerne les étudiants congolais qui sont souvent victimes des rafles de la police burundaise, le ministre Ezéchiel NIBIGIRA a indiqué que la plupart de ces étudiants ne disposent pas de documents attestant qu’ils sont étudiants, ils viennent seulement avec les laisser-passer de la CEPGL. Or, ce document n’est pas suffisant. Il faut qu’ils se conforment à la loi du pays, nous aussi quand nos étudiants vont en RDC, ils se conforment aux lois de ce pays a-t-il signifié.

Quant à la question relative aux pays qui font payer des frais de demande de visa et que quand finalement ces visas sont refusés, ils ne restituent pas ces frais, le ministre Ezéchiel NIBIGIRA a répondu que qu’en fait ce sont des frais d’étude des dossiers et qu’ils ne sont pas restitués, c’est la procédure, le Burundi en fait même autant.

 
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