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Commentaires sur le Projet de loi portant Fixation du Budget général de l’Etat, Exercice 2020/2021

Publié jeudi 9 avril 2020
parChristine Nahimana
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Le Président de la Cour des Comptes, monsieur Elysée NDAYE, devant la plénière

Quelle est la base créatrice de la richesse de la nation Burundaise ?, ont interrogé mardi 07 avril 2020 les Députés lors de la présentation des Commentaires sur le Projet de loi portant Fixation du Budget général de l’Etat, Exercice 2020/2021 par le Président de la Cour des Comptes, Monsieur Elysée NDAYE. Le manque de cette base ouvre la voie à beaucoup de spéculations, ont déduit les Députés dont l’indignation a atteint son niveau extrême. En effet, ont-ils expliqué à l’Invité du jour, ils ont toujours formulé des recommandations qui ne sont jamais suivies. Les choses doivent changer, ont-ils décidé séance tenante, avant de rappeler que le document d’orientation macroéconomique conduit à la lettre de cadrage macroéconomique. Les deux documents seront dorénavant validés par l’Assemblée nationale, ont-ils exigé. Quant à l’élaboration du tableau d’opération financière de l’Etat, TOFE en sigle, qui résulte de la lettre de cadrage macroéconomique, elle sera au préalable l’objet d’échanges entre les Députés et le Ministre ayant les finances dans ses attributions.

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Vue partielle des Députés en séance plénière

Au moment où le Président de la Cour des Comptes a pris bonne note de toutes ces observations, le Président de l’Assemblée nationale a regretté que la législature tire à sa fin sans atteindre son objectif. Le Parlement réuni en Congrès, avait-il projeté, devrait échanger avec le Ministre des Finances, du Budget et de la Coopération au Développement Economique pour analyser les améliorations et les enclaves relatives au Projet de loi de Finances.

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Les Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale

Par ailleurs, les Députés ont aussi relevé une recommandation répétitive mais qui n’est jamais observée. C’est le montant d’ordre de trois milliards consacré aux imprévus. Ils ont suggéré que ce montant soit réparti dans les différents ministères. L’idée, ont-ils avancé, est de privilégier la transparence. Quand le Ministre en charge du Budget touche à la rubrique des imprévus, il est susceptible d’alimenter à sa guise tel ou tel autre compte, tandis que les choses sont claires quand le budget alloué à telle activité est connue d’avance.

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Une Députée interroge.

Parmi les recommandations de la Cour des Comptes, on peut lire en substance : "Eclairer le Parlement sur les nouvelles institutions prévues par le Projet de Loi de Finances 2020/2021 et prévoir un budget pour le fonctionnement de ces institutions y compris l’achat des machines et autres équipements". Et la plénière de se demander pourquoi le budget est maintenu pour les institutions de Première et Deuxième Vice-Présidence alors qu’elles seront supprimées. Mais elle a quand même concédé en affirmant que ces deux institutions fonctionnenet encore le jour j.

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L’Honorable Gabriel NTISEZERANA, Président de la Commission des Comptes Publics et des Finances, des Affaires Economiques et de la Planification, donne des éclaircissements.

Le Projet de Loi de Finances est déjà sur la table de l’Assemblée nationale, raison pour laquelle le Président de la Commission saisie au fond a calmé les inquiétudes de la plénière qui figuraient entre autres parmi les questions posées au Membre du Gouvernement. C’est notamment le dossier relatif aux permis de conduire.

 
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