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Assemblée Nationale du Burundi

Analyse et adoption du Projet de loi portant Ratification par la République du Burundi de l’Accord de Don N˚D225-BI entre la République du Burundi et l’Association Internationale de Développement (IDA) relatif au Financement du Projet de Développement Local et Création d’Emploi, signé à Bujumbura le 29 septembre 2017.

 

50 millions de dollars américain, c’est le montant du don que le Burundi a obtenu de la Banque Mondiale, a confié, dans son exposé des motifs, le Ministre des Finances, du Budget et de la Planification.

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Vue de profil des Honorables Députés en train de voter

Docteur Domitien NDIHOKUBWAYO défendait au cours de la séance plénière de mercredi 20 décembre 2017 le Projet de loi portant Ratification par la République du Burundi de l’Accord de Don N˚D225-BI entre la République du Burundi et l’Association Internationale de Développement (IDA) relatif au Financement du Projet de Développement Local et Création d’Emploi, signé à Bujumbura le 29 septembre 2017. Ce Projet de loi a été donc adopté à l’unanimité.

Selon l’Envoyé du Gouvernement, des innovations s’opèrent au Burundi. Le pays, a-t-il détaillé, a pris en main son développement, à l’intérieur du pays les centres communaux prennent le rythme des villes tandis que les villes s’agrandissent. La construction ou la réhabilitation des infrastructures sociales dont les écoles, les centres de santé, les pistes et les routes se poursuivent. Cependant, a-t-il regretté, les moyens financiers ne suivent pas. Cet état de faits s’explique par le gel de la coopération internationale et par l’amenuisement des recettes fiscales.

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Le Ministre des Finances répondant aux questions des Honorables Députés

L’objectif général du projet, a-t-il conclu, est de créer des opportunités génératrices de revenus, d’aider la population, en soutenant le secteur public et privé pour atténuer les effets négatifs de la crise, en particulier l’augmentation du chômage et la détérioration des services de base à Bujumbura et dans d’autres régions sélectionnées du Burundi.

Saisie au fond, la Commission de la Bonne Gouvernance et de la Privatisation s’est inquiétée du fait que le don vise l’augmentation de l’emploi particulièrement dans les zones urbaines alors que ce problème se pose dans tout le pays.

Le Membre du Gouvernement a rejeté loin cette constatation. Le projet, a-t-il expliqué, va intervenir sur toute l’étendue de la République en apportant à chaque situation la réponse qu’il faut. Et d’énumérer les constructions des marchés en commune de Ryansoro, des écoles en commune de Gatara, des centres de santé et des bureaux communaux en commune de Nyabihanga.

La Commission a aussi voulu savoir les critères de sélection.

Pour le Ministre Domitien NDIHIKUBWAYO, ce ne sont pas les régions qui ont été choisies, mais les sous/projets. Le projet PDLE, a-t-il poursuivi, vient à la suite des Projets PTPCE et PTPGU avec la grande différence que le PDLE ne demande pas de contributions aux bénéficiaires.

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Les Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale votant à main lévée

Le Projet, a-t-il conclu, a donc commencé par choisir parmi les sous/projets qui avaient été initiés mais pas exécutés par ces anciens Projets. Le choix a donc été orienté vers la réalisation des objectifs du Projet. La priorité a été alors donnée aux sous/projets inscrits comme prioritaires dans le Plan Communal de Développement Communautaire selon les critères techniques suivants : i) Disposer d’un site adéquat et libre ii) Ne pas avoir des impacts environnementaux et sociaux négatifs iii) Le niveau de vulnérabilité et de pauvreté des quartiers et communes ciblés iv) Le retard en équipement des communes.



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URL de l'article: http://www.assemblee.bi/spip.php?article1671