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L’Honorable Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale : témoin des restes des victimes de 1972 exhumés par la CVR au nord du pays

Publié mercredi 30 juin 2021
parChristine Nahimana

Les bourreaux des victimes des événements de 1972 qui sont encore en vie devraient demander pardon à tous les Burundais pour que leurs descendants recouvrent le calme et la sérénité. Ce conseil a été prodigué en commune de Buhinyuza de la province de Muyinga samedi 26 juin 2021 par le Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale.

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Le Premier Vice Président de l’Assemblée nationale prononce son discours

L’Honorable Sabine Ntakarutimana avait en effet représenté l’Assemblée nationale au cours d’une prière œcuménique organisée au terme d’une période de cinq semaines que la Commission Vérité et Réconciliation, CVR en sigle, venait de passer à exhumer les fosses communes et à auditionner les témoins des faits inhumains de 1972 dans les différents coins des provinces de Muyinga et Kirundo.

L’Hôte de marque a de prime abord invité l’assemblée présente à se lever pour observer une minute de silence en mémoire de ces innocents disparus pour leur morphologie.

La CVR est un fruit de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation pour les différents protagonistes Burundais, contrairement aux internautes qui l’érigent en tribunal. Et de rappeler que cet Accord a été signé par les Burundais le 28 août 2000 à Arusha en Tanzanie. Les signataires ont été unanimes pour conclure que le nœud du conflit burundais est d’ordre politique. Mais ce qui est fâcheux est que la plupart des victimes ne convoitaient aucun poste politique. Certaines victimes ont été tuées en masse ou individuellement, leurs biens ont été spoliés, certains rescapés ont été contraints à fuir le pays.

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Restes humains exhumés et autres objets.

L’esprit de ces rescapés est toujours hanté par le bafouement des droits de la personne humaine, ce qui les pousse à l’angoisse car ne sachant pas à quel saint se vouer. Aussi, la CVR vise-t-elle à mener des investigations pour établir la vérité sur les crimes contre l’humanité commis au Burundi et l’atteinte aux textes internationaux relatifs aux droits de la personne humaine et ce, depuis le 26 février 1885 jusqu’au 04 décembre 2008, date de fin de la belligérance.

Contrairement aux internautes qui érigent la CVR en tribunal, elle a plutôt comme missions d’éclaircir le passé sombre du pays et de réconcilier les Burundais. Elle aspire au plus haut sommet à identifier les voies et moyens d’indemnisations individuelle ou collective. C’est l’attente ultime des familles des victimes, les rescapés et même tout le pays pour engager une réconciliation effective et inclusive. De cette manière, la CVR aura apporté sa pierre à la confection du tissu national. Pour ce faire, la CVR devrait faire montre de bonne volonté, de patience et d’impartialité. L’Honorable Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale a souhaité que la CVR opère en toute indépendance comme le prévoit d’ailleurs la loi qui l’a mise en place. L’Honorable Sabine Ntakarutimana a lancé un appel à la CVR pour qu’elle aboutisse à sa mission de réconcilier le peuple burundais. La CVR aura contribué de cette façon à la consolidation de l’unité et du pays au Burundi.

 
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