Assemblée Nationale du Burundi

 

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Le Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale rencontre les administratifs et les chefs de service oeuvrant dans les communes des provinces de Kirundo, Gitega et Mwaro.

L’administration à la base sera associée pour identifier dans telle ou telle autre catégorie (vulnérable, revenu moyen, riche) appartient un citoyen, a tranquillisé mardi 06 juillet 2021 le Premier Vice-Président de l’Assemblée. L’Honorable Sabine Ntakarutimana qui dirigeait une réunion à la salle de la Paroisse de Kanyinya à l’endroit des administratifs, chefs de services et représentants des partis politiques oeuvrant dans les communes de Kirundo, Bugabira et Ntega réagissait aux propos de l’administrateur de la commune de Kirundo. Dans son mot d’accueil, monsieur Viateur Habimana a rapporté les grognes de la population au sujet de la montée en flèche du prix de la carte d’assistance maladie, CAM en sigle.

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Après avoir décliné son identité, le Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale a résumé le mode de fonctionnement du parlement, comme pour justifier la raison d’être de cette descente. Après tout un trimestre que les parlementaires viennent de passer à voter les lois et à contrôler l’action gouvernementale, le mois de juillet est consacré aux vacances parlementaires au cours desquels les parlementaires visitent leur électorat pour s’imprégner de leur train de vie, écouter leurs doléances en vue de trouver ensemble une issue favorable ou alors les transmettre à qui de droit. Mais les Membres des Bureaux du Parlement se rendent dans différentes circonscriptions, étant donné qu’un parlementaire a un mandat national.

Et de rappeler que le Gouvernement a choisi le domaine agropastoral comme pilier du développement, raison pour laquelle le budget lui alloué est consistant. Les effets devraient aussi être ressentis par la population comme le témoignage le slogan qui souhaite que chaque bouche ait à manger et chaque poche, des sous.

Pour ce faire, un changement de mentalité s’impose. Il faut rompre avec l’ancienne pratique de morceler les terres, où chaque ménage cultive son lopin de terre. L’heure est à la culture en bloc pour avoir un grand domaine arable. Les dirigeants à différents échelons doivent servir de modèles pour être en mesure de sensibiliser à leur tour la population. Ceux qui n’ont pas encore adhéré à cette politique devraient le faire. Les effets de cette politique sont déjà palpables en province de Kayanza.

Mais il ne suffit pas seulement de bien produire. Encore faut-il bien gérer la production. Le gaspillage est à bannir. D’ailleurs, le Gouvernement est en train d’œuvrer dans ce sens.

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Un autre point non moins important a trait à l’organisation de l’administration. Que chaque leader à son niveau se sente concerné. Un bon leader demeure près de ses collaborateurs par le biais des réunions ou des visites. Même si les visites fréquentes donnent matière aux suspicions, il faut en tout être présent quand une moindre erreur surgit.

Le respect de la hiérarchie est aussi un autre aspect de la bonne gouvernance de la base au sommet. Le même schéma est observé au sein des formations politiques.

Si toutes ces conditions sont réunies, à coup sûr le développement auquel on aspire sera atteint. Tout le monde se sentira comme un maillot dans cette chaîne de développement de la commune, de la province, pourquoi pas du pays. Sinon, si l’on sous-estime les autorités, il est impossible de progresser. Le mieux est d’être fier de son travail.

Une autre caractéristique d’un bon dirigeant est d’œuvrer pour tout le monde, tel un bon chef de ménage qui rassemble ses enfants, ce qui est différent de laisser-aller. Un bon chef de famille dresse son enfant par des conseils incessants. Mais s’il a des oreilles dures, alors là, le chef de famille le frappe. Les enseignants qui sont à l’auto-stop à 11h00 ne respectent pas les heures de service. Un mauvais accueil d’un malade empire son état.

Au chapitre de la consolidation de la paix et de la sécurité, même si l’accalmie est totale, les spécialistes en la matière avancent que c’est là alors le moment d’aiguiser plutôt la vigilance, puisque l’ennemi survient justement quand on ne s’y attend pas. La quadrilogie doit être renforcée pour qu’elle puisse contribuer au développement.

Impossible de rencontrer les dirigeants de votre calibre et ne pas parler de la protection de l’environnement. Si l’environnement n’est pas sauvegardé, c’est toute la vie qui est paralysée. La population des pays désertiques en savent quelque chose. Le témoignage de l’Ombudsman de la République de Djibouti qui était présent lors des cérémonies de célébration du 59ème anniversaire de l’Indépendance du Burundi est très significatif. Alors que la Djibouti a totalisé cinq ans sans une goutte de pluies, il n’en est pas revenu de voir des arbres verdoyants. C’est ce qui l’a amené à comparer le Burundi à un paradis. A ce propos, le Gouvernement qui a placé l’environnement dans ses priorités mérite un coup de chapeau.

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Au sujet de l’hygiène, force a été de constater que les dirigeants présents à la réunion ne sont pas inquiétés. La préoccupation réside au niveau du petit peuple qui doit être sensibilisé. Interdit de quitter son domicile avant de s’être lavé au préalable. Certes, il y en a qui avancent le manque de savon comme blocage à la tenue de l’hygiène. C’est plutôt un prétexte. Les dirigeants sont appelés à suivre les règles d’hygiène qui protègent du reste contre certaines pathologies. L’hygiène corporelle mais aussi l’hygiène au lieu de travail, et même dans l’entourage.

L’esprit de solidarité ne doit pas se concrétiser lors de la seule journée y consacrée. C’est plutôt une autre caractéristique d’un bon leader qui est invité à faire sienne l’inquiétude de l’une ou l’autre personne sous sa dépendance. L’unité séculaire des Barundi est justement matérialisée par cette pratique d’entraide.

Au cours de ces vacances, on devrait se préparer déjà à la prochaine rentrée scolaire. Les parents ont le devoir de faire inscrire leurs enfants à l’école. Faire instruire un enfant, c’est préparer son avenir.

La pratique de la polygamie est à décrier. Ce n’est pas ancré dans les coutumes du pays, contrairement à une certaine opinion qui le fait croire. C’est plutôt une source d’insécurité.

La population est encouragée à bien accueillir les rapatriés qui doivent rentrer dans leurs droits en récupérant leurs maisons et leurs avoirs.

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Revenant à la préoccupation relative à la CAM, force a été de constater que les informations à la disposition de la province de Kirundo se sont arrêtées aux rumeurs propagées sur les réseaux sociaux. Or, à vrai dire, une commission tripartite composée des représentants de trois ministères, c’est-à-dire celui en charge de la santé, des finances et du budget, entretiendra une collaboration étroite avec les administratifs pour déterminer la catégorie dans laquelle rentre une personne sur base des critères préalablement établis et ce, dans l’objectif de privilégier l’intérêt supérieur de la population. La CAM s’achètera à des prix différents selon les catégories de personnes. Même si le prix le plus élevé est de 100.000FBU par an, il sied de préciser qu’il reste abordable au Burundi en comparaison avec les pays de la sous-région.

Quant à l’inquiétude exprimée par le Gouverneur de la province de Kirundo, monsieur Albert Hatungimana, concernant la commune de Bugabira qui est laissé- pour- compte à cause de l’erreur commise en 2005 lors de la subdivision des collines en secteurs, l’Honorable Sabine Ntakarutimana l’a trouvée fondée. La conséquence pèse lourd à la population qui perçoit des miettes comparativement aux subsides de 10.000.000 FBU octroyées à chaque coopérative collinaire. Tout en promettant de porter loin cette affaire, elle a averti que l’issue exige la patience. Dans l’entre-temps, les autorités administratives sont recommandées de dresser un rapport avec des propositions des voies de sortie.

Précisons à toutes fins utiles que le message du Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale était partout le même. Pour le cas d’espèce de la province de Kirundo, l’Honorable Sabine Ntakarutimana a livré ce message en trois temps.

Ainsi, le mercredi 07 juillet 2021, c’était le tour des communes de Gitobe et de Vumbi. La rencontre qui s’est déroulée dans la salle des fêtes de la commune de Gitobe était conviée aux administratifs, les chefs de service et les représentants des partis politiques opérant dans ces deux localités.

Au sujet des plaintes des administratifs liées à l’état piteux des routes, l’Honorable Sabine Ntakirutimana conseille d’approcher les exploitants des minerais. En principe, la population de la zone d’exploitation profite de cette aubaine par le biais des exploitants qui doivent poser un geste dont la construction des écoles ou la réhabilitation des routes.

Concernant les marchés à ciel ouvert, ils sont en disparition. Partout les hommes d’affaires et la population environnante s’organisent pour la construction. Inutile d’attendre l’aide des partenaires au développement alors que les résidents sont à la hauteur de la tâche.

Les terres devraient être enregistrées dans les services fonciers de la commune qui ont été mis en place justement pour faciliter le citoyen. La commune de Vumbi a été choisie comme commune pilote grâce à l’appui financier lui octroyé par le Gouvernement. La commune de Gitobe est encouragée à y aller puiser l’expérience.

Quant aux communes de Busoni et Bwambarangwe, le même genre de rencontre s’est déroulé Jeudi 08 juillet 2021 dans la salle des fêtes de la commune de Busoni.

À propos du vol des plantes sur pied dénoncé par l’administrateur de la commune de Busoni, le Premier Vice- Président de l’Assemblée nationale a proposé d’infliger une amende à tout voleur qui sera attrapé la main dans le sac. Un intervenant a aussi révélé son astuce. Il a engagé un veilleur à raison de 100.000Fbu par mois. Si un voleur se fait appréhender, il est relâché moyennant le paiement de ce montant.

L’administrateur communal de Bwambarangwe a émis le souhait de voir toutes les lois promulguées traduites en langue nationale, étant donné que la majorité de la population ne comprennent pas les langues étrangères.

La forêt de Nyamurehe en commune de Busoni est un refuge des récalcitrants. Les bergers- puisque les vrais propriétaires des troupeaux habitent à Bujumbura- sous prétexte qu’ils n’ont pas suffisamment de terrain pour cultiver les plantes fourragères, acheminent les troupeaux dans cette forêt. Même pour la campagne de vaccination, le même phénomène se reproduit.

Au cours de la deuxième étape de son périple, l’Honorable Sabine Ntakarutimana a visité la province de Gitega. Une telle rencontre s’est déroulée mardi, le 13 juillet 2021 à l’Ecole Paramédicale de Gitega.

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Pendant les échanges, la boisson « Karibu » a alerté l’assemblée présente. La gent féminine se tape la part du lion aujourd’hui dans la catégorie des aides-maçons puisque les hommes ont été rendus inaptes au travail par la consommation de ce produit pourtant autorisé par la loi. Plus toxique que le « Kanyana » qui a été complètement éradiqué à Gitega, la boisson « Karibu » s’achète à bon marché et est donc à la portée de tout le monde. C’est à se demander si les services du BBN (Bureau Burundais de Normalisation et de contrôle de la qualité) sont à l’œuvre. Sinon comment fermer les yeux pour une boisson dont le degré d’alcool atteint 40% quand on sait que la bière Primus de la Brarudi en a 3 ? Pour trouver une solution immédiate, la boisson « Karibu » devrait être vendue dans de grosses bouteilles dont le prix serait majoré.

Grâce à la politique des coopératives, le Gouvernement est en mesure de joindre l’utile à l’agréable. Comme ces coopératives mettent en place des projets qui nécessitent du personnel, c’est alors une occasion en or de recruter parmi les jeunes diplômés en chômage.

Les interdits ont toujours existé au Burundi dont la mendicité. Mais de nos jours cette mauvaise pratique refait surface. Un fonctionnaire moyen de Bujumbura monte sur sa colline natale et voilà que certains villageois qui ne se comptent pas du tout parmi les vulnérables accourent pour quémander de l’argent comme si le visiteur en question frappait de la monnaie. La même pratique est en train de s’enliser puisqu’il existe, même à l’intérieur du pays, des gens qui, à longueur de la journée, sont sur les bords de route en quête d’une connaissance pour lui soutirer de l’argent.

Les nouvelles techniques agricoles favorisent certes l’accroissement de la production. Les ménages qui gagnent d’un coup beaucoup d’argent ne savent pas projeter dans l’avenir. L’argent est vite gaspillé à telle enseigne que le paysan manque le lendemain de quoi se payer les frais de santé. Pour remédier à cette situation, la population doit être sensibilisée à l’épargne dans les banques qui sont du reste de proximité.

Qui ne risque rien n’a rien, dit-on. La population de la commune de Gitega devrait apprendre le goût du risque pour se lancer dans les affaires en contractant des crédits auprès des banques.

La balle se trouverait plutôt dans le camp des banques qui exigent un taux d’intérêt élevé. Même Feu le Président Pierre Nkurunziza leur recommandait de se ressaisir en revoyant à la baisse ce taux d’intérêt pour donner la chance à tout le monde d’avoir accès au crédit.

Enfin, en province de Mwaro, cette séance qui s’est tenue Vendredi 23 juillet 2021 au Lycée de Mwaro, revêtait une particularité la participation du Deuxième Vice- Président de Sénat. L’Honorable Cyriaque Nshimirimana a focalisé sa communication sur l’initiative entreprise par le Sénat pour appuyer la CVR dans la recherche de la vérité sur les événements de 1972.

Pour rappel, le Sénat a organisé une série de conférences animées par le Président Sylvestre Ntibantunganya dont la recherche était riche et variée. Mais ces conférences n’ont pas été appréciées par une certaine opinion. Non seulement, avance cette opinion, elles attisent la haine entre les différentes composantes ethniques mais aussi elles auraient été intéressantes si elles étaient coprésentées par un Hutu et un Tutsi. Le Sénat attend ce dernier à bras ouverts.

Des participants ont témoigné ce qu’ils ont vécu ou vu. L’esprit d’unité transparaît dans ces témoignages. Les Tutsis qui ont caché les Hutus en 1972 ont été à leur tour caché par les Hutus en 1993.

Au terme de ce débat sur les événements de 1972, le Premier Vice-Président de l’Assemblée a tiré une conclusion en trois points. D’abord tout le monde est appelé à connaître le passé. Le Sénat et la CVR se sont déjà engagés dans ce processus de la vérité pour que les gens se pardonnent et se réconcilient. Ensuite, c’est en vertu de l’article 288 de la Constitution que ces démarches sont entreprises pour que tous les dégâts basés sur l’appartenance ethnique soient mis au grand jour. L’objectif est de bâtir un Burundi de tous les Barundi. Enfin, tout un chacun est appelé à observer les interdits sous son toit, inculquer aux enfants dès le bas âge que tuer est mauvais.

 
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