Assemblée Nationale du Burundi

 

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Le premier vice-président de l’Assemblée nationale tient une réunion à l’endroit de différents dirigeants de la province de Rumonge.

Les sociétés coopératives Sangwe ont été instaurées par le Gouvernement du Burundi pour l’intérêt de tout le peuple burundais, a tranché vendredi 05 novembre 2021 le premier vice-président de l’Assemblée nationale lors de la réunion qu’elle a tenues au chef-lieu de la province de Rumonge à l’intention des administratifs de la base au sommet, les représentants des partis politiques agréés et de la société civile ainsi que les chefs de services.

L’Honorable Sabine Ntakarutimana réagissait aux propos d’un intervenant qui criait à l’exclusion sur fond d’appartenance politique quant à l’adhésion à ce genre de société coopérative. C’est une exclusion utopique, a rectifié le premier vice-président de l’Assemblée nationale qui a pris pour témoignage les travaux de développement communautaires. Ces derniers sont considérés à tort comme l’apanage du parti au pouvoir alors que les fruits qu’ils produisent sont cueillis par tout le monde. Les écoles, les centres de santé ou les routes construits dans ce cadre sont au service de tout le monde, à plus forte raison une politique financée par le Gouvernement lui-même. Le budget de dix millions de francs burundais (10.000.000 Fbu) alloué à chaque société coopérative collinaire doit profiter à tout le monde, sans exception aucune. Si un tel se met à l’écart et vient ensuite accuser la coopérative de l’exclure, alors là c’est un problème. Le mieux est de changer de mentalité.

Après avoir expliqué le fonctionnement du Parlement, le premier vice-président de l’Assemblée nationale a touché différents domaines à commencer par la paix et la sécurité sans quoi toutes les activités sont impossibles. C’est la raison pour laquelle ces deux notions sont l’affaire de tout le monde. La quadrilogie doit être entretenue sans arrêt. En matière de bonne gouvernance, l’honorable Sabine Ntakarutimana a insisté sur les caractéristiques d’un dirigeant responsable qui se rencontre du reste dans tous les secteurs de la vie, dans les ménages, à l’église, dans l’administration et même au sein de la société civile.

Un bon dirigeant demeure aux côtés de ses subordonnés notamment par la tenue des réunions au moment opportun sinon les réunions de tous les jours paralysent les autres activités. Le respect de la hiérarchie est la norme au moment où l’immixtion est déconseillée chez un leader qui est appelé à gouverner pour tout le monde, sans parti pris.

Si le Gouvernement entreprend une politique, c’est qu’elle est bénéfique à la population. Cette dernière est donc invitée à sa mise en œuvre. Dans le cas d’espèce, le Gouvernement a mis un accent particulier sur l’agropastoralisme. Avec la culture en bloc, l’usage des semences sélectionnées, des fertilisants et des pesticides devient aisé. A coup sûr, le rendement augmente en flèche. Par ailleurs la mise en place des coopératives Sangwe est un autre moyen de rassembler la population, l’idée étant que l’union fait la force. La protection de l’environnement est parmi les autres priorités du Gouvernement. Riveraine du lac Tanganyika, la population de cette province est appelée à respecter la distance requise. Le traçage des courbes de niveau et le reboisement sont deux façons de protéger le sol. D’ailleurs le Gouvernement a déjà entamé une vaste campagne de reboisement baptisée « Ewe Burundi urambaye ».

L’administrateur de la commune de Rumonge, monsieur Jérémie Bigirimana et le gouverneur de province, monsieur Consolateur Nitunga se sont relayés pour signaler le cas des conflits fonciers qui font rage. Au moment où le premier a mentionné le ton qui monte entre les acquéreurs des maisons dans le cadre de la villagisation et les vrais propriétaires, le second a ressuscité un dossier récurrent vieux de plus de 40 ans. Le camp de Rukinga a enfermé dans son domaine mêmes les propriétés des particuliers. Les gens attendent depuis belle lurette l’indemnisation mais en vain. Toujours est-il que la loi relative à l’indemnisation est devenue obsolète.

La population ne peut en aucun cas être privée de ses droits. Les deux cas sont déjà connus à la primature qui trouvera sans doute une solution adéquate. La loi sur l’indemnisation se trouve actuellement dans les mains du Gouvernement. Les commerçants qui s’adonnent à la spéculation suite à la pénurie des produits de la Brarudi, du sucre et du ciment seront frappés par la loi. Personne ne fixe de prix à sa guise, a conclu Hon. Sabine Ntakarutimana.

 
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